CHRONIQUES
COMMODOR "Driving out of Focus"
COMMODOR "Driving out of Focus" |
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ARTISTE: COMMODOR ALBUM: DRIVING OUT OF FOCUS LABEL: DISTILE RECORDS PAYS: SUISSE STYLE: NOISE ROCK ANNÉE: 2008 DURÉE: 39 MINUTES
NOTE: Ca commence fort, très fort même, sur ce ‘Driving out of focus’, nouvel album du trio helvète, Commodor, venant tout droit de Genève. Les trois gaillards formant Commodor ne sont pas des inconnus, spécialement sur la scène Suisse. Né des cendres de Blended Juice, Commodor nous balance dans un environnement Rock, très noisy, très brut, valsant entre un Post Rock très groove à l’image de ‘Don Starsky’, troisième titre de cet album, où le rythme oriental à la batterie dés le début et l’accompagnement vocal fait par Adriano Perlini, donne une aura presque mystique, pour virer brusquement vert un style mi-screamo, mi-core, où la maitrise parfaite des instruments par le trio, s’accompagne d’une montée de rythme effrénée qui est de l’ordre de l’improbabilité musicale. Le trio formant Commodor, est issu de plusieurs groupes tels que Knut, Projet 72, ou bien Prejudice. Cette polygamie musicale donne au groupe assez de background et d’expérience pour nous rassurer sur la teneur de ce ‘Drinving out of Focus’. Composé de 8 titres, aussi homogènes que distincts. Commodor se targue même de jouer au Yoyo sur presque tous les titres de l’album, nous bernant par des intro calmes et apaisantes au début de leur chansons, pour virer d’une manière tout aussi effrontée qu’assumée vers un rock sauvage, brutal, violent, et surtout instrumental, où les instruments de Adriano (guitare/chant), Tim Robert-Charrue (basse/claviers), et Christophe Henchoz (batterie), crient à qui veut les entendre leur détresse, vu la manière dont les musiciens les traites. Jouant presque pour sa survie, le trio se déchaine carrément, donnant à cet album studio, l’énergie d’un live enregistré, sans remix, ni masterisation, juste une musique clair, sincère, et honnête. Certes, l’album ne prêche pas la perfection ultime, où par moment on se lasse vite du rythme répétitif que peut prendre un titre, à l’image de ‘Tolt’, où un certain degré de lassitude nous prend par la main, et nous pousse à appuyer sur la touche Suivant pour enfin tomber sur le dernier titre de ce ‘Drinving out of Focus’, à savoir ‘Everlasting Swamps of Sorrow’. Une petite merveille instrumentale, débutant par un jeu de guitare simple et attrayant, rejoint ensuite par le reste de la troupe, et montant crescendo pour créer une ambiance étouffante, écrasante, pour qu’ensuite la partie noisy prenne le dessus en nous infligeant un attentat sonore continu, pour qu’enfin tout cela s’estampe dans une forme de brouhaha scratchy, façon fin de la diffusion TV à 3h du matin, où le fond noir et blanc, nous berce avec son bourdonnement, et qu’enfin la fonction d’extinction automatique de notre boite cathodique ne vienne et instaure sa loi du néant. Distile Records, le label chapeautant ce trio, nous livre ici une galette attrayante, prouvant que la scène Suisse est aussi créative que ses banquiers, et nous promet et promeut une renaissance du Noise rock d’antan tel que pratiqué par Sonic Youth, Slint, ou bien même à des groupes actuels toujours formés ou séparés à l’image de Deerhoof, Ulan Batour, , ou bien aux Atari Teenage Rio, avec qui Commodor partage ce petit clin d’œil aux Geeks que nous sommes. Comprendra qui pourra. Reste à découvrir ce groupe en live, pour confirmer encore plus la genèse du ‘Rock Bruitiste’.
TracklistLiquid firePanavision Don Starsky Goats on the cliff Drifting figures Dune Tolt Everlasting swamps of sorrow
MembresAdriano Perlini (guitare/chant)Tim Robert-Charrue (basse/claviers) Christophe Henchoz (batterie)
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